Mainly by Moonlight (de ParisDude)

Couverture de « Mainly by Moonlight »

Titre : Mainly by Moonlight: Bedknobs and Broomsticks 1
Auteur : Josh Lanyon
Éditeur : JustJoshin Publishing, Inc.
Date de parution : 1er août 2019
Genre(s) : Polar/magie
Pages : 252
Lu par : ParisDude
Lu en VO : Anglais (américain)
Sensualité : 3 flammes sur 5
Note : 4.50 étoiles sur 5

Synopsis

A gay high-society wedding. A stolen book of spells. A love-threatening lie.
Can a witch avoid a murder rap without revealing the supernatural truth?

Cosmo Saville guiltily hides a paranormal secret from his soon-to-be husband. And if he can’t undo a powerful love spell, uncertainty threatens his nuptial magic. But when he’s arrested for allegedly killing a longtime rival, he could spend his honeymoon behind bars…

Police Commissioner John Joseph Galbraith never believed in love until Cosmo came along. Falling head over heels for the elegant antiques dealer is an enchantment he never wants to break. So when all fingers point to Cosmo’s guilt, John struggles to believe what his heart is telling him.

As Cosmo searches for the real killer among the arcane aristocracy, John warns him to leave it to the police. But with an unseen enemy threatening to expose Cosmo’s true nature, the couple’s blissful future could shatter like a broken charm.

Can Cosmo find the lost grimoire, clear his name and keep John’s love alive, or will black magic “rune” their wedding bells?

“Mainly by Moonlight” is the first book in the sexy “Bedknobs and Broomsticks” romantic gay mystery series. If you like spell-binding suspense, steamy star-crossed fun, and a dash of paranormal, then you’ll love Josh Lanyon’s charming tale.

J’ai déjà admis sur ce site à quel point je suis fan de polars et de livres où il y a de la magie. L’on peut donc aisément imaginer mon enthousiasme quand j’ai reçu le nouveau livre de Josh Lanyon, qui allie les deux. Une fois de plus, fidèle à son habituelle écriture rapide et efficace, Josh ne tergiverse pas, mais nous met tout de suite dans le bain, ce qui signifie qu’après quelques phrases d’introduction où elle dépeint où et quand l’action se déroule, elle nous fait tomber sur la victime d’un meurtre (enfin, nous et le caractère principal). Ici, le mort s’appelle Seamus Reithermann ; c’est un antiquaire prospère mais peu scrupuleux dont le magasin se trouve dans le Mission District, à San Francisco. Le protagoniste qui découvre le corps en même temps que nous est Cosmo Saville, jeune antiquaire lui-même. Ce que nous apprenons dès le début, c’est que les deux font partie d’une communauté internationale et secrète de sorcières et de sorciers, la Société du Sortilège (en français dans le texte). La mère de Cosmo, la duchesse Estelle Saville d’Abracadantès, est également un membre éminent de cette corporation. Quelques secondes seulement après que Cosmo est tombé sur le corps, deux policiers paraissent sur le lieu du crime et l’arrêtent en tant que suspect.

Bien sûr, il ne passe pas beaucoup de temps au poste de police. Après tout, il s’apprête à épouser le commissioner (quelque chose comme un préfet) de la police de San Francisco, John Galbraith ; le mariage doit avoir lieu dans quelques jours seulement. Le problème est que, même s’ils sont très amoureux, John ne sait pas et ne doit pas savoir que Cosmo est un sorcier. Deuxième problème : Cosmo semble être l’unique suspect dans le meurtre de feu son collègue, qui, semble-t-il, a également été son rival. Troisième problème : John est tombé amoureux de Cosmo parce que la meilleure amie de celui-ci, Andi, a jeté un sortilège d’amour sur le commissioner pour lui apprendre à être moins hautain. Dès qu’il l’a su, Cosmo a demandé à Andi de « lever » le sortilège, et depuis, il attend anxieusement que John recouvre ses esprits, craignant qu’il n’annule aussitôt le mariage. Tout cela crée une intrigue chargée et virevoltante, avec le mariage qui approche à grands pas, un meurtrier qui reste à être démasqué, et l’un des meilleurs amis de Cosmo qui est dans le coma après un accident de la route très suspect.

Eh bien, pour commencer, le monde que Josh Lanyon invente est parfaitement convaincant. Oui, c’est San Francisco tel que nous le connaissons (euh, pour l’avoir vu dans des films, des émissions de télévision et des livres en ce qui me concerne ; je n’y suis jamais allé), le côté magie parfaitement intégré et plausible : bien sûr, il y a des sorcières et des sorciers, bien sûr, ils doivent rester cachés, et bien sûr, il y a donc des sorts, des sortilèges, des grimoires et tout ce dont le sorcier moderne peut avoir besoin. Cosmo est un jeune homme sans souci et insouciant, mais intelligent, doté d’un bon sens de l’humour et d’un cœur grand comme la lune et aussi large que l’océan. Un protagoniste vraiment attachant et sympathique qui semble chercher un papa de substitution (John est beaucoup plus âgé que lui) et que, d’après la description fournie, j’accueillerais volontiers dans mon, euh, domicile (qu’il manie la magie ne me dérangerait pas du tout, d’ailleurs… juste pour dire… si tu m’entends, Cosmo…). L’intrigue est déroulée à un rythme soutenu et régulier, l’écriture de Josh est solide et, dans les passages appropriés, aussi drôle que d’habitude. Il y a certaines récurrences rapprochées de mots et des constructions qui ne sont peut-être pas aussi élégantes que celles qu’elle écrit normalement, et j’ai parfois eu l’impression d’une certaine précipitation dans l’écriture, mais je suppose que cela est dû au court délai imparti pour cette publication. Il y a aussi de courts passages en français vu que la mère de Cosmo est française ; ce genre d’exercice est souvent casse-cou pour des auteurs non-francophones, mais le livre a été bien relu par quelqu’un qui connaît suffisamment le français, donc ces passages sont globalement corrects – bon point.

J’ai bien aimé ce livre, et je suis impatient de lire le numéro suivant. Mais. Quand j’ai terminé ma lecture, j’ai eu un étrange sentiment d’inaccompli (argh, mot horrible). Je n’ai vraiment pas été déçu ; je ne pense d’ailleurs pas que Josh puisse me décevoir, sauf si elle se met d’un coup à écrire des annuaires téléphoniques, ce que, je l’espère, elle ne fera jamais. Mais il y avait quelques petites choses qui me manquaient vraiment. Les personnages secondaires, par exemple, sont bien décrits dans l’ensemble : la mère de Cosmo est un sacré numéro; le père, que nous voyons brièvement, un personnage assez particulier aussi. Pourquoi, alors, est-ce que le personnage de John reste vraiment presque fantomatique ? Lui est un personnage secondaire très important, après tout – c’est le mec que notre protagoniste doit épouser. Je n’ai pas réussi à me faire une image mentale de lui, à savoir ce qui le motivait, comment il fonctionnait ; je ne voyais pas pourquoi Cosmo était tombé amoureux de lui presque instantanément (dans l’autre sens, on a l’explication du sortilège d’amour, au moins). La même chose est vraie pour celui que l’on suppose être le coupable (on a plus qu’une simple supposition vers la fin, où il nous apparaît comme le coupable le plus probable, mais façon surprise, comme un deus ex machina). Bien sûr, je soupçonnais ce personnage dès la moitié du livre, car en bon lecteur de polars, j’ai l’habitude de soupçonner tout le monde à un moment, sauf le jardinier, bien sûr (car ce n’est jamais le jardinier !). Mais je ne soupçonnais pas son mobile (et je ne l’ai toujours pas bien compris, surtout avec le personnage en question). Le plus déconcertant, cependant, est qu’il n’y a pas de conclusion. Dans une série, j’ai l’habitude de ne pas forcément avoir une fin immédiate en ce qui concerne la romance (Adrien English et son Jake avaient besoin de cinq romans pour comprendre qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, et cela ne m’a pas dérangé). Mais ici, nous obtenons une fin heureuse pour ce qui est de la romance (enfin, heureuse temporairement)… et pas de fin pour le meurtre. Et c’était… étrange. Je suis juste content que ce soit une trilogie, nous allons donc savoir ce qui s’est passé, qui-qu’a-commis-le-crime, pourquoi-qu’a-commis-le-crime, etc. Mais… l’attente va me paraître longue.

Amazon Page auteur Sur Goodreads

À lire aussi, notre interview avec Josh Lanyon

Exemplaire lu

Un exemplaire gratuit de Mainly by Moonlight nous a été fourni par l’auteur en VO, en échange d’une critique sincère. Cette fiche de lecture a été publiée en anglais sur le site Gay Book Reviews.

Auteur

Né au début des années 70, j’ai grandi dans un petit village en Autriche. À 18 ans, j’ai migré à Vienne pour faire mon master en sciences politiques, français et espagnol. Aujourd’hui, je vis à Paris avec mon copain et travaille comme graphiste. Pendant mon temps libre, j’écris, je lis, je mitonne de bons petits plats, je prends des photos et je pars en voyage dès que je peux (en Italie, au Portugal, au Maroc, en Égypte, au Royaume-Uni et autres). Mes goûts littéraires sont éclectiques, allant de romans fantastiques et polars en passant par des romances gay jusqu’aux romans dystopiques. Mais je ne dirai pas non à un recueil de poésie ou un bon livre sur l’histoire non plus. Je suis plutôt le genre à porter un sweatshirt à capuche, une paire de jeans et des baskets qu’un costume et une cravate. À ce jour, j’ai publié plusieurs collections de nouvelles et de poèmes en anglais. Mon premier roman policier « Le cercueil farci », dans lequel je présente Damien Drechsler et le fringant étudiant Nikos, est paru en décembre 2018. Les versions anglaise et allemande sont également disponibles. Actuellement, je travaille sur la suite des aventures de Damien Drechsler. Sous mon pseudonymé "ParisDude", j’écris des critiques littéraires sur ce site, mais également en anglais sur le site "Gay Book Reviews". Plus d'informations sur mon site http://www.dietermoitzi.com

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