Taste (de ParisDude)

Synopsis

Finn Christensen doesn’t do feelings. He doesn’t do relationships. When he has an itch to scratch, there are always clubs and hook-ups. Quick, dirty encounters in dark places that feed the need that brews in the pit in his stomach. He works every hour of the day as the front office manager for the Clouds Westminster Hotel in central London. He’s a good boss, and he knows his shit.

Then Mark Quinton swans in like he owns the bloody place, and Finn’s carefully managed world starts to fall apart.

Mark Quinton is impulsive and stupid and childish. He’s the last person in the world who should be allowed to run the food and beverage department at the Clouds Westminster, however many brilliant ideas he has and somehow miraculously pulls off. He needs…something. He needs Finn Christensen.

It’s a match made in hell. A recipe for disaster. There will be a bloodbath one day. They both know that. Everyone knows.

TASTE is the second book in the London Love series, following four extraordinary ordinary couples living real fairy-tales in the city of London. TASTE is a hurt comfort, enemy to lovers romance set behind the scenes in a busy inner city business hotel. The books are all Standalone and can be read in any order, apart from EXHALE which is best enjoyed after BREATHE.

Trigger-warnings for off page mentions of domestic violence, depression, kleptomania, ADHD and culinary crimes involving cheese. HEA.

Notre avis

Eh ben, dites donc ! Ce livre démarre avec une surprise inattendue pour un roman de Sophia Soames – parce qu’il commence avec une sorte de détonation. Une scène torride dans une boîte de nuit londonienne avec des allusions et des sous-entendus que je n’ai pas compris tout de suite et une fin presque choquante de par son intensité, son caractère urgent, violent, et qui ressemblait presque à un viol (ne vous inquiétez pas, la scène impliquait deux adultes consentants, et non, ce n’était certainement pas une scène de viol). Je n’ai jamais vu autant de tension, d’angoisse et de férocité dans aucun autre roman écrit par cette auteure, qui pour moi incarnait jusqu’à présent  la créatrice par excellence de personnages excentriques mais gentils, qui, comme on s’y attend de la part d’excentriques, font souvent des choses bizarres, mais jamais avec une telle véhémence.

Les deux personnages impliqués dans cette scène se sont révélés être les deux héros principaux de ce deuxième opus de la série London Love : Finn Christensen, Front Office Manager ultra-compétent dans un hôtel central de Londres, un homme viril, sérieux et concentré sur son boulot au point d’en paraître insipide et froid avec ses collègues. Un solitaire, un gars dur, pas quelqu’un que vous puissiez considérer comme parfait pour devenir votre futur petit ami. Et de l’autre côté, haut en couleur, Mark Quinton, le responsable du département restauration et boissons du même hôtel (le Finn’s), enjoué er d’un humour cinglant. Il passe pour un jeune superficiel avec ses cheveux longs rassemblés en chignon désordonné, ses chemises flashy, ses pantalons moulants, ses plaisanteries et badinages constants – le gars que tout le monde adore au premier coup d’œil. Tout le monde sauf Finn, pour qui, au fur et à mesure que l’histoire se déroule, cet homme est non seulement l’exact opposé de tout ce qu’il chérit dans le travail, mais, comme j’apprendrai petit à petit, en lisant chapitre après chapitre avec impatience, son ennemi personnel, L’Ennemi avec des majuscules, celui qui n’aurait jamais dû croiser son chemin.

Alors, tension entre ces deux gars qui travaillent dur (oui, Mark n’est pas si superficiel que ça, il est même extrêmement doué dans son travail) ? On peut cocher la case. Affinités électriques du genre à exploser à tout moment ? On coche à nouveau. Situations chaudes et rencontres secrètes et honteuses parce que les deux ne peuvent pas s’en empêcher de se sentir attirés l’un vers l’autre ? Case cochée, encore une fois. Des rebondissements et des retournements de situation de part et d’autre auxquels je ne m’attendais pas et que je ne pouvais même pas deviner au début ? Encore des cases cochées. Une explication plausible à cette colère qui bouillonne sous de la surface ? Case cochée, là encore aussi.

Oui, comme je l’ai dit, pour un livre de Sophia Soames, c’était un nouveau territoire pour moi (je ne les ai pas encore tous lus, mais je suppose que j’en ai lu plus des deux tiers), car il y avait plus de tension, dans celui-ci, et plus de problèmes sérieux que dans les autres. Comme les secrets des deux gars n’ont été révélés que lentement, petite miette après petite miette, j’ai même presque détesté l’un des personnages principaux au début – je parle de Finn. Ceci dit, je ne l’ai pas vraiment détesté (Sophia ne fait pas dans les personnages horribles), mais j’ai eu plus de mal à le « saisir » et à me sentir proche de lui. J’avoue que cette aversion ne venait pas du fait qu’il soit antipathique ou que l’auteure ait mal bossé, pour une fois, en créant un personnage (ce n’était pas le cas), mais du fait que cette première scène était restée dans mon esprit , et je répugnais à pardonner trop facilement à Finn. Mais petit à petit, quand j’avais ramassé un à un les morceaux que l’auteure me donnait, tel Hänsel dans le conte de Grimm, j’ai pu aborder Finn différemment, et bien sûr, comme toujours quand je lis un des livres de Sophia, il m’a conquis, et mon cœur saigné pour lui.

Ce qui a été vraiment intelligemment fait, c’est cette création de deux personnages presque caricaturalement antagonistes, que j’ai d’abord vus comme des silhouettes esquissées, puis, l’auteur a rempli les traits, les ombres et les morceaux de lumière, les couleurs, encore davantage de couleurs, jusqu’à ce qu’ils soient debout devant moi dans toute leur splendeur et nudité, mais aussi visibles que si les premiers croquis s’étaient magiquement transformés non pas en photos mais en hologrammes. Et ces couleurs m’ont montré quelque chose de tout à fait différent de ma première impression : des profondeurs et des luttes insoupçonnées sous la superficialité joviale de Mark ; pour Finn, les blessures et problèmes de son enfance (mais pas seulement) qui couvrent son hypersensibilité d’un vernis d’efficacité froide et d’inaccessibilité. Et bien sûr, les jeter dans un environnement professionnel confiné où ils ne pouvaient que s’affronter et faire ressortir le pire (et le meilleur) l’un de l’autre avait beaucoup plus de sens. Ils étaient faits l’un pour l’autre, et suivre leur chemin douloureux et difficile, qui les menait de la destruction mutuelle à la découverte qu’ils étaient la bouée de sauvetage l’un de l’autre, a créé un merveilleux récit que j’ai terminé en une soirée.

Donc, une autre grande romance, un peu à part, que Sophia Soames a écrite ici. Les personnages secondaires ont fait couler toute l’histoire de façon plus fluide parce qu’ils étaient exactement ce que j’attendais de Sophia – gentils et solidaires et tous avec un petit grain, exactement comme je les aime. Si l’auteure m’a montré une chose dans ce livre, c’était sa capacité à gérer des problématiques plus sérieux, des personnages plus complexes avec des histoires difficiles. Un livre, donc, que je ne peux que louer et recommander. PS : et que dire, une fois de plus, de la couverture ? Elle est juste époustouflante !

Infos

Auteur : Sophia Soames
Titre : Taste (London Love, tome 2)
Publié par : Auto-publié
Publié le : 25 octobre 2021
Genre(s) : Romance
Pages : 260
Disponible en : Ebook & Broché
Lu par : ParisDude
Sensualité : 4 flammes sur 5

Note

5 étoiles sur 5

Où acheter

L’auteur nous a fourni un exemplaire gratuit de Breathe pour que nous puissions vous en livrer une critique honnête et sincère. La version originale en anglais de ce compte-rendu, sous une forme légèrement différente, a été publiée sur Rainbow Book Reviews.

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