
Synopsis
Notre avis
Quelle belle surprise que ce livre-témoignage de Matthieu Rinoldo, Je veux vivre, au ton si proche du lecteur, qui l’invite à partager l’expérience et les ressentis de l’auteur, à s’y retrouver peut-être. Avec ce « tu » si proche et ce ton familier, c’est comme une longue conversation avec le lecteur, parfois murmurée à l’oreille, ou bien criée, laissant poindre la colère.
Le livre s’ouvre sur un chapitre au titre qui interpelle : « À toi qui te sens différent »…
Alors oui, d’emblée ce texte est pour moi !
Les chapitres se poursuivent, regroupés en parties selon les années qui en constituent les titres, de 2000 à 2024. L’auteur s’exprime dans une langue familière, comme le ferait un copain bienveillant pour un ami, pour le lecteur qui, de ce fait, se sent impliqué et compris : « T’es pas fou, tu sais. Moi aussi, j’ai ressenti ce poids. Cette impression d’être spectateur de ma vie, de marcher à côté des autres sans jamais trouver ma place. »
Matthieu Rinoldo va donc se raconter, raconter son histoire, laquelle pourrait être à bien des égards semblables à celle de beaucoup de jeunes gens : « … une histoire de galères, de doutes et de moments où j’ai cru que j’allais m’écrouler pour de bon. Mais c’est aussi une histoire de petites victoires […] où, juste pour une seconde, tu te sens à ta place. »
Autant dire donc que ce récit d’une jeune vie – l’auteur a 28 ans – est émouvant, sonne terriblement vrai et juste et suscite toute notre empathie et peut être même que certains se reconnaîtront à travers les ressentis et les expériences de Matthieu, que j’ai rencontré à l’occasion d’un Salon du livre et qui, de plus, est très sympathique !
Un extrait
Tu veux que je te dise ? L’école primaire, ça a été mon premier vrai choc. Je veux dire, c’est là que j’ai compris que je n’étais pas comme les autres, et que ça n’allait pas être simple. Tout tournait autour d’un foutu ballon. À chaque pause, les garçons courraient comme des bêtes affamées sur le macadam. Ils criaient, bousculaient, et tuaient presque pour marquer un but ou se faire remarquer. Moi, rien que de les regarder, ça me fatiguait. Pas parce que j’étais faible, mais parce que ça ne m’intéressait pas. Ce n’était pas pour moi, tout ça. Je restais en retrait, souvent avec les filles. Leur monde à elle était tellement plus calme, plus riche. On jouait à des trucs qui demandaient un peu d’imagination, on inventait des histoires. Des aventures avec des royaumes imaginaires qu’on construisait avec des bâtons et des cailloux. C’était là que je me sentais bien, à écouter et parler doucement, loin des hurlements et des coups de pied. Mais bien sûr, ça ne passait pas inaperçu.
(Page 21)
Infos
Auteur : Matthieu Rinoldo
Titre : Je veux vivre
Publié par : Auto-édition
Publié le : 28 février 2025
Genre(s) : Témoignage
Pages : 104
Disponible en : Ebook & broché
Lu par : Dominique Faure
Sensualité : 2 flammes sur 5
Note
4 étoiles sur 5
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