A Body on the Hill (de ParisDude)


Titre : A Body on the Hill (A Mitch O’Reilly Mystery, tome 2)
Auteur : Brad Shreve
Éditeur : Beeson Press
Date de parution : 10 juin 2020
Genre(s) : Polar
Pages : 418
Lu par : ParisDude
Lu en VO : Anglais (américain)
Sensualité : 1 flamme sur 5
Note : 5 étoiles sur 5

Synopsis

PI Mitch O’Reilly is hired by big time Hollywood director T.J. Mooney to follow his son Austin who is starting an acting career without riding the coattails of his powerful father. T.J. isn’t happy his beloved son has changed his last name and chooses to live in a sketchy apartment and not the family mansion in Bel Air.
To Mitch it’s another routine stakeout until Austin’s body is found on the hill below the Hollywood Sign. Was the body left there to send a message? If so, deciphering that message could lead Mitch to solving the crime.

“Brad Shreve serves up a Chandler-esque Los Angeles full of show biz types and perverts, mansions and bad neighborhoods. At the center of it all is Mitch O’Reilly a deeply troubled detective with an attitude who can’t find his way to the quiet life he craves.” – Marshall Thornton, three time Lambda Award winner and author of the Boystown, and Pinx Video series.

Mitch O’Reilly a beaucoup de temps libre, car son magasin Eye Spy Supplies ne marche toujours pas de feu de Dieu, comme on dit. C’est pourquoi il accepte l’invitation de T.J. Mooney de venir le voir dans sa villa de Bel Air. Mooney, un producteur hollywoodien à succès, demande à Mitch d’espionner son plus jeune fils, Austin Bouchard (le jeune homme a pris le nom de sa mère, dont T.J. est divorcé), et lui propose un honoraire ridiculement élevé. Mitch reconnaît un dollar facilement gagné quand il en voit un – et il a vraiment besoin de toute entrée de fric supplémentaire – donc il accepte sans hésiter. Il ferait n’importe quoi pour bosser, n’importe quoi pour occuper son esprit torturé ; il souffre toujours de fréquents cauchemars et d’étranges flashbacks dont l’origine se trouve à l’époque où il était à l’armée américaine et était parti faire deux missions en Afghanistan. Il suit donc Austin plus ou moins sans se faire remarquer, de son appartement à Los Angeles (à Koreatown) aux sorties avec ses amis. Et puis, un matin, il découvre qu’il n’a pas été assez vigilant… car Austin est retrouvé assassiné pile sous le célèbre panneau sur lequel est écrit le nom Hollywood.

Quand T.J. est averti de la mort de son fils, il est non seulement choqué mais livide. Son ex-femme Dominique (la mère d’Austin, donc, et accessoirement une mannequin de renom), en revanche, tient absolument à savoir qui a tué son fils ; elle n’est pas certaine que la police trouve le coupable. C’est pourquoi elle confie à Mitch une enquête parallèle, qui s’avère compliquée car la vie d’Austin était plus lisse que l’entrejambe d’une poupée Barbie. Mitch fouille donc dans le passé de sa famille – Austin avait une demi-sœur, femme d’affaires au cœur froid, Erin, ainsi qu’un demi-frère, l’as du tennis et coureur de jupons Jared – et examine l’ancien cercle d’amis du jeune homme : ses deux colocataires gays Cody et Devin ; son petit ami Hector, un accro à la méthamphétamine et à l’alcool ; son plus vieil ami Zach ; ou la chanteuse Rachel Roundtree. Pendant que Mitch est à la recherche d’indices, il doit également gérer sa propre vie qui, peu à peu, semble tourner au vinaigre. Non seulement, il est toujours aux prises avec son TSPT (trouble de stress post-traumatique), ce qui le rend grincheux et parfois carrément venimeux, mais il essaie également de garder sa relation avec le beau et magnifique Trent à flot (ou pas).

J’aime les polars faciles, doux, moelleux et douillets, mais pas exclusivement. De temps en temps, je préfère quelque chose de plus graveleux, de plus sombre, d’un peu plus rugueux et plus robuste. Ce livre était la lecture idéale pour combler cette soudaine envie. Le personnage principal Mitch, qui raconte l’histoire à la première personne, est un excellent observateur, capable de transcrire les sensations provoquées par une situation ou un décor particuliers en quelques mots bien choisis. Et il ne vit certainement pas dans un monde doux et moelleux plein d’attitudes amoureuses, visages souriants ou personnes chaleureuses offrant des câlins gratuits à gauche et à droite. Non, il vit dans le monde réel, où les choses sont dures et où la vie, souvent difficile, s’avère être davantage une question de survie au quotidien que de recherche du bonheur. Il fait partie de ces « personnages à problèmes » qui, en raison de leurs difficultés dans et avec la vie, ont ce côté carré, angulaire qui les fait paraître si réels, comme s’ils se tenaient en trois dimensions devant les yeux du lecteur. Et pourtant, bien que rien ne semble vraiment facile, Mitch reste étonnamment positif, croyant en la bonne nature de l’humanité bien qu’il ait vu plus d’une fois la preuve du contraire tout autour de lui. Oui, j’avoue, j’ai beaucoup aimé Mitch, son sens de la répartie, son humour caustique (parfois très bitchy – j’ai adoré ça), ses piques, ses luttes et ses travers et ses points faibles.

L’intrigue était authentique, un polar classique où l’auteur m’a permis de soupçonner un personnage secondaire après l’autre ; des détails et des indices sont ajoutés au fur et à mesure que l’histoire se déroule (en douceur et à un rythme agréable). Ces personnages secondaires semblaient également très authentiques et correspondaient au ton général du livre ainsi qu’aux différentes couches sociales explorées par le scénario : ça passait des ultra-riches aux parias de la société. Le livre explore les côtés les plus sombres de nos vies modernes avec un regard sain et sans compromis sur les choses, mais sans entraîner le lecteur vers le bas. Il est à la fois lucide et divertissant, en plus d’être bien écrit et bien documenté.

Amazon Page auteur Sur Goodreads

Exemplaire lu

Un exemplaire gratuit de A Body on the Hill nous a été fourni par l’auteur en VO, en échange d’une critique sincère. Cette fiche de lecture a initialement été publiée en anglais sur le site Rainbow Book Book Reviews.

Auteur

Né au début des années 70, j’ai grandi dans un petit village en Autriche. À 18 ans, j’ai migré à Vienne pour faire mon master en sciences politiques, français et espagnol. Aujourd’hui, je vis à Paris avec mon copain et travaille comme graphiste. Pendant mon temps libre, j’écris, je lis, je mitonne de bons petits plats, je prends des photos et je pars en voyage dès que je peux (en Italie, au Portugal, au Maroc, en Égypte, au Royaume-Uni et autres). Mes goûts littéraires sont éclectiques, allant de romans fantastiques et polars en passant par des romances gay jusqu’aux romans dystopiques. Mais je ne dirai pas non à un recueil de poésie ou un bon livre sur l’histoire non plus. Je suis plutôt le genre à porter un sweatshirt à capuche, une paire de jeans et des baskets qu’un costume et une cravate. À ce jour, j’ai publié plusieurs collections de nouvelles et de poèmes en anglais. Mon premier roman policier « Le cercueil farci », dans lequel je présente Damien Drechsler et le fringant étudiant Nikos, est paru en décembre 2018. Les versions anglaise et allemande sont également disponibles. Actuellement, je travaille sur la suite des aventures de Damien Drechsler. Sous mon pseudonymé "ParisDude", j’écris des critiques littéraires sur ce site, mais également en anglais sur le site "Rainbow Book Reviews". Plus d'informations sur mon site http://www.dietermoitzi.com

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