I Buried a Witch (de ParisDude)

Josh Lanyon, « I Buried a Witch »

Titre : I Buried a Witch: Bedknobs and Broomsticks 2
Auteur : Josh Lanyon
Éditeur : JustJoshin Publishing, Inc.
Date de parution : 30 novembre 2019
Genre(s) : Polar/magie
Pages : 230
Lu par : ParisDude
Lu en VO : Anglais (américain)
Sensualité : 3 flammes sur 5
Note : 5 étoiles sur 5

Synopsis

Something old, something new, something borrowed…something blacker than the darkest night.

Cosmo Saville adores his new husband but his little white lies—and some very black magic—are about to bring their fairytale romance to an end. Someone is killing San Francisco’s spellcasters—and the only person Cosmo can turn to—the man who so recently swore to love and cherish him—isn’t taking his phone calls.

The only magic Police Commissioner John Joseph Galbraith believes in is true love. Discovering he’s married to a witch—a witch with something alarmingly like magical powers—is nearly as bad as discovering the man he loved tricked and deceived him. John shoulders the pain of betrayal and packs his bags. But when he learns Cosmo is in the crosshairs of a mysterious and murderous plot, he knows he must do everything in in his mortal power to protect him.

Till Death do them Part. With their relationship on the rocks, Cosmo and Commissioner Galbraith join forces to uncover the shadowy figure behind the deadly conspiracy…

Can the star-crossed couple bring down a killer before the dark threat extinguishes love’s flame?

« I Buried a Witch » is the second book in the smart and sexy « Bedknobs and Broomsticks » romantic gay mystery trilogy. If you like endearing characters, spell-binding conflict, and spooky, good fun, then you’ll love Josh Lanyon’s tale of a modern white knight and his slightly wicked witch.

Buy « I Buried a Witch » to lose yourself in the magic today!

D’aaaaccord ! C’est comme ça que tu veux jouer, Josh Lanyon ? Tu me fais dire qu’il y a des choses qui manquent au tome n°1 de cette nouvelle série, que certains des personnages sont construits de façon sommaire, que je n’étais pas convaincu du coupable et que je n’ai pas vraiment aimé la fin… et puis, tu publies le deuxième tome, et tu ASSURES ? Oh, toi, attends, tu vas voir ce que tu vas voir – je vais t’écrire une critique 5 étoiles qui te fera rougir tellement il y aura de flatterie sans vergogne, juste pour te donner une leçon !

Eh bien, nous avons laissé notre protagoniste Cosmo Saville, le Duc de Westlands, blotti dans les bras de son mari John Galbraith à la fin du premier tome. Ce deuxième tome commence par leur retour de lune de miel, qu’ils ont passée en Écosse. Ils sont toujours très amoureux, toujours dans la bulle bénie des jeunes mariés. Mais bien sûr, nous connaissons l’auteure : ça ne peut pas et ça ne va pas durer. Les mauvaises nouvelles attendent, oh, la page 5 ou 6, je dirais (Josh a toujours ce rythme d’écriture parfait ; je dis ça, je ne dis rien…). Quelqu’un se met à tuer des sorcières – uniquement des sorcières Wiccan, d’ailleurs, donc sans véritable magie –, et ce d’une étrange manière rituelle. Bien sûr, Cosmo étant qui et comment il est, il fonce tête baissée et se mêle des affaires de son mari – John, pour rappel, est commissaire de police haut gradé à la SFPD. Et si vous pouvez dire une chose à propos de John, c’est qu’il n’aime pas que quelqu’un s’immisce dans son travail, fût-ce son propre mari bien-aimé. Les choses dégénèrent rapidement, et au cours d’une dispute violente, Cosmo révèle le secret qu’il a juré de ne jamais divulguer, surtout pas auprès de son mari : qu’il est un sorcier. Pas du genre Wiccan, pas un fake, mais le vrai truc, quoi. Et John… prend ses affaires et part. Il se sent trahi, il pense qu’il ne peut plus faire confiance à son mari, et son entêtement le fait carrément rejeter Cosmo, qui est dévasté.

Le reste de l’intrigue… doit être lu. Aucun récit ne peut lui rendre justice. Il suffit de dire que vous ne vous ennuierez jamais, que vous ne vous demanderez jamais « Qu’est-ce que c’est que ce bouquin ? », le scénario se déroule en ligne droite, sans relâche, rythmiquement, avec des rebondissements inattendus qui deviennent parfaitement compréhensibles un peu plus tard. Bien sûr, Josh reste Josh ; l’écriture est exquise, avec des clins d’œil et des allusions à gauche et à droite, et les dialogues s’avèrent toujours aussi savoureux et drôles que d’habitude (et oui, je m’y attends maintenant, ayant été gâté par les autres livres de Josh). Cosmo part un peu dans tous les sens, mais il le fait d’une manière attachante – les protagonistes trop simples, trop réfléchis, transparents et prévisibles ne sont pas ma tasse de thé, de toute façon ; je les aime avec une touche de folie ou de fantaisie, et pour ça, Cosmo est juste ce qu’il me faut (en plus, âllo ? Il fait de la magie ? Que demander de plus !). Je comprends beaucoup mieux John, qui n’est plus une esquisse pâle, mais un être humain avec du sang et de la chair et qui jette une ombre quand le soleil brille. Nous savons à quel point Josh, quand elle joue les entremetteuses pour mettre ses protagonistes en couple, aime les hommes taciturnes et rugueux et droits dans leurs bottes pour paraphraser l’autre. John est exactement ça ; rien de plus logique qu’il claque la porte lorsqu’il découvre que son nouveau mari, qu’il considère déjà comme un excentrique, est en fait un sorcier à part entière. Oui, tous les personnages sont suffisamment étoffés pour que nous, lecteurs, puissions nous retrouver dans leurs actions et réactions.

Dois-je trouver la petite bête quand même ? D’accord, disons simplement qu’il y a des passages en français dans le livre (Cosmo et sa mère sont d’origine française), et certains d’entre eux sont un peu maladroits (pourquoi la duchesse vouvoie-t-elle son fils, par exemple, et en plus pas de façon consistante ? Ça ne colle pas avec le personnage un peu rock’n’roll ni avec le fait que Cosmo, lui, la tutoie). J’avoue, ce mini-bémol sert à retirer un peu de flagornerie à ma critique, qui, sans ça, serait vraiment presque embarrassante. Dans l’ensemble, c’est un 5 étoiles flamboyant de ma part. Allez, procurez-vous-en un exemplaire, il devrait encore être tout chaud de la rotative – il vient de sortir.

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À lire aussi, notre interview avec Josh Lanyon

Exemplaire lu

Un exemplaire gratuit de I Buried a Witch nous a été fourni par l’auteur en VO, en échange d’une critique sincère. Cette fiche de lecture a été publiée en anglais sur le site Gay Book Reviews.

Auteur

Né au début des années 70, j’ai grandi dans un petit village en Autriche. À 18 ans, j’ai migré à Vienne pour faire mon master en sciences politiques, français et espagnol. Aujourd’hui, je vis à Paris avec mon copain et travaille comme graphiste. Pendant mon temps libre, j’écris, je lis, je mitonne de bons petits plats, je prends des photos et je pars en voyage dès que je peux (en Italie, au Portugal, au Maroc, en Égypte, au Royaume-Uni et autres). Mes goûts littéraires sont éclectiques, allant de romans fantastiques et polars en passant par des romances gay jusqu’aux romans dystopiques. Mais je ne dirai pas non à un recueil de poésie ou un bon livre sur l’histoire non plus. Je suis plutôt le genre à porter un sweatshirt à capuche, une paire de jeans et des baskets qu’un costume et une cravate. À ce jour, j’ai publié plusieurs collections de nouvelles et de poèmes en anglais. Mon premier roman policier « Le cercueil farci », dans lequel je présente Damien Drechsler et le fringant étudiant Nikos, est paru en décembre 2018. Les versions anglaise et allemande sont également disponibles. Actuellement, je travaille sur la suite des aventures de Damien Drechsler. Sous mon pseudonymé "ParisDude", j’écris des critiques littéraires sur ce site, mais également en anglais sur le site "Rainbow Book Reviews". Plus d'informations sur mon site http://www.dietermoitzi.com

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