Shatterproof Bond – tome 2 (de ParisDude)

Synopsis

Réservez deux de la série primée Shatterproof Bond MM-Romance par Isobel Starling.

Un Écossais et un Anglais tombent amoureux…

Après la plus belle semaine de leur vie au château de Dunloch, sur les rives du Loch Ness, en Écosse. Le charmant et mystérieux Samuel Aiken a bouleversé la vie de Declan Ramsay. Declan a connu un changement remarquable. Il a compris qu’il était bisexuel et il est tombé amoureux du fils de son patron, Sam. Cependant, tomber pour le fils de son patron ne sera jamais une voie facile vers le bonheur, principalement parce que le patron en question est le magnat multimillionnaire et ancien agent du MI5, Sir James Aiken. Sir James est dégoûté par l’homosexualité de son fils, et découvrir que son employé Declan Ramsay – l’homme qu’il a installé pour diriger son empire de location de biens de luxe – est dans une relation avec Sam, ne se passe pas bien. Les amants ne peuvent pas se cacher longtemps de la présence imposante de Sir James Aiken ! Rapidement, James passe à l’action, et Declan découvre ce qu’il devra endurer pour rester avec Sam, et ce qu’il devra donner pour se sentir digne de son amour.

Notre avis

Après avoir lu le tome 1 de cette série, j’ai laissé passer un petit moment avant d’entamer la lecture du tome 2, PAL plus que fournie oblige (et toutes mes excuses, Isobel). J’ai retrouvé avec un certain plaisir mes acolytes Sam et Declan, qui, à la toute fin du tome 1, sont retombés dans les bras l’un de l’autre pour leur plus grande satisfaction (et les draps s’en souviennent, ô que oui). Ils filent le parfait amour encore tout frais, tout mignon, tout chaud. Mais vu le métier secret de Sam et vu le caractère de cochon manipulateur de son père Sir James, accessoirement aussi patron des deux jeunes hommes, ce moment de bonheur partagé ne peut pas durer éternellement.

En effet, peu après leurs retrouvailles, quand Declan s’apprête à sortir pour acheter un petit-déjeuner, il se fait enlever par les sbires de son patron et presque-beau-père. Il a déclaré vouloir rejoindre son amant dans ses missions d’agent secret pour le compte de Sir James ? Eh bien, qu’à cela ne tienne. Il devra donc subir une espèce d’entretien d’embauche bien musclé afin de prouver qu’il en a l’étoffe – je tiens à prévenir que les âmes sensibles vont avoir du mal à supporter ces descriptions qui s’apparentent vraiment à de la torture en bonne et due forme. Mais Declan est fait du même bois que son amant, il ne flanche pas, il ne lâche rien. Du coup, quand il est enfin libéré, il est considéré digne de rejoindre les rangs des agents de Sir James…

Je ne dirai pas davantage sur l’intrigue de ce deuxième tome, soulignant juste que, oui, de l’intrigue, il y en a, enfin, dans ce livre (vous vous souvenez que je me suis plaint, dans ma chronique du tome 1, d’un cruel manque de celle-ci). J’ai même pu apprendre davantage sur le passé des deux jeunes hommes, ce qui a étoffé les caractères et leur a donné de l’ampleur ainsi que de la profondeur. Bien sûr, les parties de jambes en l’air sont toujours au rendez-vous, ici, et même toujours aussi (trop ?) nombreuses. Une en particulier défie même toute logique, toute psychologie, mais cette analyse n’engage que moi, comme tout ce que je peux écrire sur les livres dont je parle sur ce site. Permettez-moi de m’expliquer sur ce ressenti (et si vous avez horreur du moindre spoiler, ne lisez pas les lignes qui suivent) : alors, Declan vient d’être relâché par Sir James et ses sbires, après plusieurs jours de torture, dans un état second, affaibli, déboussolé, puant la sueur, affamé, et vraiment pas beau à voir, dans tous les sens du terme. Et quand il rentre dans son appartement, il y retrouve Sam. Et que font les deux illico presto ? Ils s’envoient en l’air comme si de rien n’était. Euh, j’avais du mal y à croire. Tellement du mal que, plouf, une demi-étoile (je parle des étoiles que je donne dans mes chroniques) s’est envolée aussitôt dans ma tête. Je ne saurai pas expliquer exactement pourquoi, mais ce chapitre m’a vraiment paru surnaturel.

Sinon, comme j’ai mentionné, l’histoire en est vraiment une, enfin. C’est-à-dire plus qu’un enchaînement de scènes de sexe ; il se passe des choses. Un mystère ou deux commencent même à poindre à l’horizon, le tout laissé délicieusement vague et donc intrigant, ce qui me fait espérer que, dans le tome 3, on finira vraiment par entrer dans le domaine du thriller plus que cela n’a été le cas jusqu’ici. Il reste néanmoins des choses qui moi, personnellement, ne me vont pas. Le personnage de Sir James, par exemple. Un tyran, un tortionnaire, qui emploie des méthodes non seulement louches, mais illégales et qui font se hérisser mon sens de l’éthique (pour combattre le supposé « mal », a-t-on le droit d’agir comme un criminel de guerre soi-même ?) et mon humanisme. Bien sûr, un personnage sombre dans un livre peut servir à faire ressortir la rectitude morale des autres protagonistes. Sauf que Sam et Declan acceptent sans broncher, sans hésiter, sans même se poser des questions que les méthodes du vilain James sont bonnes et légitimes. Et ça, moi, ça a du mal à passer. Appelez ça ma naïveté, mon droit-de-l’hommisme primaire, je m’en moque – mes règles morales sont les mêmes pour tout le monde, et être du supposé bon côté ne donne pas le droit à quiconque de les enfreindre, à mes yeux.

Enfin, je dois parler d’un truc qui m’a vraiment dérangé (et qui explique à lui tout seul la note que j’attribue à ce tome 2) : l’écriture. Non, pas l’écriture, mais plutôt la traduction. Je n’avais pas tellement fait attention à ça quand j’ai lu le tome 1, et pourtant, je pense que le problème y était déjà présent aussi. Prenez la première phrase de synopsis de celui-ci – il y a l’expression « deux meilleurs hommes » qui aurait dû me faire tilter tout de suite. Car c’est la traduction au pied de la lettre des mots anglais « best men » qui signifient… garçons d’honneur ou témoins, lors d’un mariage. Traduire « best men » par « meilleurs hommes », dans ce contexte, est une faute assez grossière. Maintenant, lisez le synopsis du tome 2 ci-dessus. Vous verrez que les tournures sont lourdes, peu élégantes, pas fluides. Et ce manque d’élégance m’a vraiment frappé (et dérange) tout au long de la lecture de ce tome 2. Parfois, quand une phrase était tournée de façon particulièrement alambiquée, je pouvais carrément deviner la phrase originale anglaise, mot pour mot.

Donc, je suis désolé de devoir dire, en toute honnêteté, que la lecture de ce tome 2 n’a pas constitué un grand plaisir, pour moi. Entre rouler les yeux à cause d’une énième scène de sexe ou les tourner au ciel parce que le phrasé devenait excessivement clopin-clopant, j’ai vraiment cherché désespérément de quoi écrire quelque chose de positif sur ce livre. Qui, une fois terminé, ne m’a pas totalement déplu, loin de là. Je suis tout aussi convaincu qu’il pourrait être encensé par d’autres lecteurs.trices qui y trouvent leur bonheur. Mon avis personnel, en tout cas, est que je ne me suis pas régalé. Pourvu que le tome 3 me réconcilie avec cette série, c’est tout ce que j’espère et souhaite.

Infos

Auteur : Isobel Starling
Titre :
Illuminer Les Ombres (Shatterproof Bond, tome 2)
Publié par :
Decent Fellows Press
Publié le : 
8 mai 2020
Genre(s) : 
Romance, thriller
Pages : 
336
Disponible en : Ebook & broché
Lu par : 
ParisDude
Sensualité : 5 flammes sur 5

Note

3,5 étoiles sur 5

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1 commentaire pour “Shatterproof Bond – tome 2 (de ParisDude)”

  1. Jean-Philippe Fresnoy

    C’est là que l’on se rend compte que la traduction est un vrai métier. Le « best men » dont tu parles semble avoir été traduit par un algorithme de FB..

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