Prix du roman gay 2021

Après une année où la cérémonie de la remise du Prix du roman gay s’est faite en distanciel pour cause de pandémie (voir notre compte-rendu ici), nous nous retrouvons cette année si ce n’est pas sous les ors de la république, du moins sous ceux de la bonne ville de Paris. Ou plus précisément, dans la très belle mairie du IIIe arrondissement, de facture néo-Renaissance, dont l’emplacement est déjà tout un symbole : ici s’élevait jadis la tour du Temple, et nous savons tous comment les Templiers ont péri et de quelle vilénie ils furent accusés, entre autres… Pour la petite histoire, jusqu’au dernier moment, le centre LGBT de Paris fut maintenu comme probable lieu de cérémonie, mais comme il était fermé pour travaux et que ceux-ci n’ont apparemment pas été achevés avant ce vendredi 12 novembre, l’info est tombée à la dernière minute que le rendez-vous était déplacé ici.

Très beau bâtiment, monumental escalier d’honneur qui mène au premier étage, et salle de fête digne de l’événement. Gérard Goyet nous a accueillis avec son calme, son sourire et sa bienveillance habituels, les techniciens de la mairie se sont affairés autour de la sono et du vidéoprojecteur, et à 19h pétantes, le suspense se termine : « Le Prix du roman gay 2021 est attribué à… »

Vous trouverez ci-après la liste complète des lauréats de cette année. Nous avons noté avec une grande satisfaction et une bonne dose de fierté que deux de nos amis, actifs au Club Littéraire du Marais et à la revue L’Autre Rive, se trouvent parmi les heureux élus que le jury a récompensés, cette année : Étienne Bompais-Pham dans la catégorie Premier roman pour Tuer le bon gay (voir notre compte-rendu ici) et Jean-Jacques Ronou dans la catégorie Roman numérique pour Les pliures du temps (voir notre compte-rendu ici).

D’autres livres que nous avons déjà lus, cette année, se trouvent également sur la liste, notamment Pas dire de Baptiste Thery-Guilbert (notre compte-rendu paraîtra prochainement sur ce site), Fracture(s) d’Emy Bloom (voir notre compte-rendu ici) et Deux enfances : Minou Drouet et moi de Stéphane Sanchez (voir notre compte-rendu ici). Et nous voudrions aussi mentionner le prix le plus sympathique, si l’on ose dire (vous comprendrez tout de suite en lisant son intitulé) : le prix du manuscrit cherchant maison d’édition pour Le Bourdonnement de Jean-Michel Comte. Par ailleurs, sans l’avoir lu mais en faisant confiance au jury, nous nous joignons à eux pour dire aux éditeurs.trices – ne passez pas à côté de ce manuscrit, s’il vous plaît ! À bon entendeur…

Nous avons papoté un peu avec les uns et les autres autour d’un verre, après la cérémonie, et aurions probablement dû faire du réseautage, de la pub pour livresgay, de la prospection pour obtenir des exemplaires presse de tel ou tel ouvrage pour pouvoir vous les présenter. Hélas, ce genre d’action n’est pas dans notre ADN ; en d’autres termes, demander des bouquins gratuits aux auteur.es et éditeurs.trices, en face à face ? Euh, nous ne savons pas faire ça. Donc, si d’aventure un.e lauréat.e lit ces quelques lignes et a envie de nous faire parvenir son ouvrage, sachez que nos colonnes vous sont grand ouvertes, comme d’habitude 🙂

En tout cas, toutes nos félicitations aux auteur.es récompensé.es, et vivement 2022 pour que l’on remette ça.

Liens

Éditions du frigo – palmarès 2021

Page Facebook du Prix du roman gay

Les lauréats 2021

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2 commentaires sur “Prix du roman gay 2021”

  1. Oui vivement l’an prochain pour y assister et faire (enfin) la connaissance d’auteurs et autres personnes souvent citées (et recommandées) par toi, et bien sûr de toi-même. Je suis toujours devant ma pile (de livres) inachevée et un porte-monnaie dans lequel Noël qui approche ne me permet pas d’y puiser pour autre chose que les cadeaux listés par mes chères têtes blondes, dont d’ailleurs un merveilleux « ça change tout », aux éditions du Poisson soluble, album que je recommande chaudement (mais peut-être en as-tu parlé, puisqu’il s’agit d’un petit garçon qui a non pas « une amoureuse » mais « un amoureux »).
    S’agissant du prix du Frigo, un mystère pour moi demeure (car ils ne répondent pas aux mails c’est bien regrettable, et surtout incompréhensible) : que faut-il faire pour s’y présenter ? C’est l’éditeur qui fait la démarche ? Pas forcément puisque je vois qu’il y a un prix pour un manuscrit. Donc quid ? En sais-tu plus, toi qui en a été lauréat ?

    1. Hello, ma belle — ah oui, ce serait chouette si l’on se voyait l’année prochaine 🙂 Et je comprends parfaitement pour les cadeaux; heureusement, on est sur une politique de « 50 euros par personne, pas plus » avec ma mère et ma sœur (bon, elles, elles ne s’y tiennent jamais, mais ça limite déjà les dépenses…) Puis, on n’a pas de gosses, donc ça aussi, ça donne un frein aux dépenses à outrance.
      Bon, maintenant le prix. Oui, c’est souvent la maison d’édition qui fait la démarche, mais en tant qu’auteur, on peut tout aussi bien participer. Sur leur site, il y a d’ailleurs tout le procédé, je crois. Il suffit d’envoyer un exemplaire du livre imprimé à l’adresse qui figure sur leur site (dès que l’inscription est ouverte), puis eux, ils s’occupent à le faire circuler parmi les membres du jury, et voilà, le tour est joué. On se recontacte quand la nouvelle inscription est ouverte, si tu veux, et on peut regarder ensemble 🙂 Bisous

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